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| Mes images de l'ambassade assiégée, des étudiants brandissant les photos des otages aux yeux bandés, firent la une de la presse internationale. Paradoxalement, les mollahs, défenseurs d'un “islam pur et dur”, surent utiliser l'image comme vecteur de leur idéologie, en dépit des préceptes de l'Islam qui interdit toute représentation. La prise d'otage était un épisode noir de l'Histoire qui commençait à se jouer en Iran. Le début de ces deux décennies fut marqué par la répression, la terreur, les exécutions sommaires, le massacre des intellectuels turkmènes et du peuple kurde, les révoltes au Baloutchistan et la guerre Iran-Irak dont le monde se fit l'écho grâce aux photographes présents, qui témoignaient. | ||||