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Le village de pêcheurs
Uçh Agiz m’avait accueilli un soir. Au hasard d’une
fenêtre ouverte sur une télévision allumée,
j’appris la mort de Fellini. Ainsi, ce maître qui avait contribué
à forger ma vision du monde, mon intuition d’une certaine
image, était parti, et avec lui, la possibilité de le rencontrer,
d’apprendre un peu plus encore. Le lendemain, je partis dans les
collines voisines pour me recueillir sur cette disparition. Après
quelques heures de randonnée solitaire et silencieuse dans les
montagnes qui surplombaient la mer Égée, au milieu des oliviers,
j’entendis le battement d’un grand tambour, le dohol, qui
venait de l’autre versant de la colline. |
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