 |
 |
Dans la nuit, je devine
derrière le dédale de ruelles sombres le son du tambour
et celui du daf, qui marquent le rythme, régulier, effréné.
Je m’avance, les voix sont perceptibles maintenant, graves et jaillissant
telles des exclamations profondes de l’intérieur du corps,
de l’âme aussi. Je m’approche un peu plus, ils sont
là, dans leur longue tunique blanche qui tranche sur la tenture
rouge de la fête. Leur tête bouge en harmonie avec les percussions.
Leur visage est couvert de sueur. Les yeux se ferment. La transe a envahi
les hommes. Des derviches tourneurs de Turquie aux danses rituelles de
l’Afrique, la rencontre avec Dieu se fait dans l’extase. |
 |
 |