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Sur les murs de la ville,
un mot montre le chemin à celui qui sait voir. Telle une invitation,
inlassablement, les murs délivrent leur message mystérieux
: « Viens. »À chaque pas, je lis et crois entendre
l’écho murmuré de celui qui me conduit. « Viens.
» « Viens. » « Viens. »Je suis ce jeu de
piste inattendu. Malgré les passants pressés, les obligations
du jour, le brouhaha, je me laisse aller à la poésie de
ce mot. Je le cherche, l’attends au détour de chaque coin
de rue.Soudain, plus rien.Une porte ouverte sur un jardin d’antan
aux stèles mortuaires témoins du temps passé. L’école
de derviches de Môlana, penseur soufi. Je devine la musique et les
voix graves. |
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