| Après des semaines de négociations internationales, Arafat et mille cinq cents passagers avaient embarqué pour cet exil forcé vers le Yémen. Civils et combattants, tous étaient palestiniens. Certains avaient subi deux mois d’un siège sanglant perpétré par l’armée syrienne, à Tripoli, dans le nord du Liban. Combattants blessés, civils inquiets et déchirés, militaires vaincus, tous semblaient goûter à ces premiers instant de paix et de silence après les bruits et les violences de la guerre. Pendant huit jours, le bateau erra sur la Méditerranée et sur la mer Rouge. | ||||||
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| Afin d’éviter tout risque d’attentat ou d’enlèvement d’Arafat, un navire de la marine française accompagna cette errance jusqu’au Yémen. Dans l’obscurité de la nuit, alors que le bateau s’apprêtait à franchir le canal de Suez, l’alerte fut donnée : une centaine d’objets non identifiés empêchaient le passage. Arafat fut transféré d’urgence dans le navire de la marine française pour une protection maximale, pendant quelques heures, le temps que les « objets » recouvrent leur identité. Des pêcheurs égyptiens étaient venu saluer et soutenir le peuple palestinien dans son exode contraint. | ||||