| Pendant près de
soixante-dix ans, le Turkménistan a été une des provinces
du sud de l’URSS. Les Russes contrôlaient cette richesse,
qu’ils acheminaient vers le nord, ne laissant aux Turkmènes
que le spectacle de cet enchevêtrement de tuyaux. Faible compensation
! Pays autonome et reconnu depuis la chute de l’Empire soviétique
en 1990, c’est aujourd’hui l’un des plus importants
producteurs de gaz naturel au monde. Cette année-là, les
Compagnies occidentales tentèrent de dessiner un trajet pour cette
fortune sur la carte de la région, en tenant compte de la géopolitique
de l’Asie centrale. |
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| Pour le Turkménistan, situé au bord de la mer Caspienne et entouré du Kazakhstan, de l’Ouzbékistan, de l’Afghanistan et de l’Iran, il fut décidé que l’oléoduc passerait en Afghanistan et au Pakistan. Pour mettre un terme à la guerre civile et créer un gouvernement fantôme et manipulable en Afghanistan, les Américains crurent bon de soutenir de jeunes étudiants islamiques qui, contrôlés par le gouvernement pakistanais, laisseraient le passage à l’oléoduc de gaz. Ces étudiants sont connus sous le nom de « Talibans », et ce manque d’appréciation initial, cette manière de vouloir régenter le monde comme un vaste échiquier au nom d’intérêts économiques, | ||||||
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