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Le Pakistan était
loin derrière moi. Mes pieds souffraient des semaines de marche,
de l’ascension des montagnes, de la rigueur du climat, du manque
de repos. J’étais épuisé, vidé par l’effort
physique, le manque de nourriture, la tension constante dans laquelle
nous vivions à l’idée de tomber dans une embuscade.
Pourtant, je continuais à avancer, motivé par mon désir
d’atteindre la vallée du Pandjshir et le chef de la résistance
afghane contre l’armée russe, le jeune commandant Massoud.
Je me trouvais devant un des cadeaux de la nature, quand les montagnes
de l’Himalaya rencontrent celles de l’Hindu Kosh. Arrivé
dans un village, les enfants, comme ils le font souvent, se précipitèrent
autour de moi en imitant le photographe. |
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