| La Révolution de la rue avait renversé le Shah. Le peuple s’était révolté contre les inégalités sociales. Cependant, à l’image de ces femmes, chaque jour en nombre plus important, qui se revêtaient d’un tchador noir, le pays semblait avoir pris le deuil. Après la dictature d’une monarchie complaisante aux intérêts occidentaux, l’Iran venait de tomber sous le joug des mollahs. Le clergé, sorti des écoles théologiques et des prisons du Shah où il avait côtoyé l’opposition de gauche, venait de s’emparer des restes d’un empire vieux de deux mille cinq cents ans, mais surtout d’un arsenal militaire redoutable pour l’Occident et le Moyen-Orient. | ||||||
| L’armée laissée
par la monarchie après la révolution iranienne de 1979 était
considérée par certains comme la cinquième armée
du monde. 1980 marque le début d’une longue guerre qui dura
huit ans entre l’Iran et l’Irak. La partie était bien
jouée, et ce conflit remarquablement orchestré était
un piège dans lequel Saddam tomba. Huit ans après, le résultat
fut éloquent : un million de morts de part et d’autre, des
blessés, des mutilés à vie, deux millions de réfugiés
et de déplacés et les deux pays ruinés.Mais surtout,
et tel était l’objectif de ceux qui avaient imaginé
ce coup remarquable : l’arsenal militaire des deux pays était
purgé.Premiers jours de la vie d’un enfant dans un pays en
guerre. |
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