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Au crépuscule, les
enfants de la “Cité des morts”, habités d’une
grâce légère et inconsciente, font voler leur ballon
par-delà les tombeaux. Chaque jour, suivant la course lente du
soleil sur la ville, la rumeur s’intensifie. L’armée
fantaisiste du peuple en marche, entre nonchalance et course effrénée,
anime la cité. D’un quartier à l’autre, la foule,
dense, est une constante. Dans la “Cité des morts”,
les vivants ont été accueillis par le silence indifférent
de ceux qui ne sont plus. Sur les tombes, maisons et boutiques ont été
bâties et la vie a repris ses droits, dans une respectueuse cohabitation
avec les défunts. |
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